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OLIVIER DE SCHUTTER

Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation
45 ans, marié et 3 enfants

Etudes : Il a étudié le Droit à l'Université Catholique de Louvain avec une spécialisation en « Droits de l'Homme »

Interview chapitre 1
Interview chapitre 10
Interview chapitre 10 (2)
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CYPRIEN RUKEMANGANIZI

Coordinateur de projets pour Caritas à Rukomo
42 ans, marié et 1 enfant

Etudes : Il a étudié l'agronomie avec une spécialisation pour l'aspect « Forêts et Management des Sols »

Intérêts : Il aime la musique, les films historiques, la lecture et aller à la messe

Interview chapitre 2
Interview chapitre 3
Interview chapitre 8
Interview chapitre 9
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MATTHIEU VANHOVE

Président du Conseil National de la Coopération
59 ans, marié et 2 enfants

Etudes : Il a étudié la bio-ingénierie et possède des qualifications supplémentaires en « Administration des Affaires et Assurances »

Intérêts : Il aime la musique (surtout le blues), les animaux, la diversité humaine et culturelle en Afrique

Interview chapitre 3
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SELEMANI TWAGIRAYEZU

Gérant d'une coopérative à Mimuli
31 ans, marié et 4 enfants

Etudes : Il a terminé l'école primaire et a étudié 3 ans en secondaire

Intérêts : Il aime lire, se promener et jouer au football

Interview chapitre 3
Interview chapitre 5
Interview chapitre 8
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FREDAUS UWAMAHORO

Responsable de la caisse de solidarité d'une coopérative à Mimuli
30 ans, mariée et 3 enfants

Etudes : Elle a fait 3 ans d'études secondaires

Intérêts : Elle aime les échanges d'idées avec les autres et adore écouter la radio

Interview chapitre 4
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BETTY NSABIMANA

Responsable des finances d'une coopérative à Mimuli
45 ans, veuve et 4 enfants âgés de 13 à 21 ans

Etudes : Elle a fait six ans d'études primaires

Intérêts : Elle aime regarder la télévision et en particulier le foot et les téléréalités

Interview chapitre 4
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JEANETTE MUKAMUPENZI

Gérante d'une coopérative à Nyagatare
28 ans, mariée et 2 enfants

Etudes : Elle a fait 6 années d'études primaires

Intérêts : Elle aime la musique

Interview chapitre 4
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JEANNE TWIZERIMANA

Commerçante à Mimuli
30 ans, mariée et 3 enfants

Etudes : Elle a arrêté ses études secondaires au bout de trois ans

Intérêts : Elle aime le riz, les arachides et la prière

Interview chapitre 5
Interview chapitre 6
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JEAN NKUNZWENIMANA

Responsable des stocks pour l'Union des Coopératives à Rukomo
43 ans, marié et 4 enfants

Etudes : Il a fait toutes ses années primaires et 4 années secondaires

Intérêts : Il aime conduire sa moto pour aller dire bonjour à ses amis et se rendre à la messe

Anecdote : Il n'oubliera jamais les dizaines d'heures passées dans un vieux puis pour se cacher durant le génocide

Interview chapitre 6
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ETIENNE NZEYIMANA

Agronome de secteur à Mimuli
46 ans, marié et 4 enfants âgés de 1 à 18 ans

Etudes : Il a étudié 5 ans à l'université dont 3 ans d'étude sur « la Protection des Végétaux » et 2 ans d'étude du « Développement Rural »

Intérêts : Il adore la science et le basket qu'il a joué avant d'avoir un accident qui lui a paralysé le bras gauche

Interview chapitre 5
Interview chapitre 8
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JEAN D'AMOUR DUSENGE

Paysan à Rukomo
36 ans, divorcé et 2 enfants

Etudes : Il a étudié pendant 7 ans en primaire

Intérêts : Il aime la télévision et les boissons sans alcool

Anecdote : Il se souviendra toujours du jour de son mariage

Interview chapitre 7
Interview chapitre 8
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PHOCAS UWAMUNGU

Responsable du renforcement de la résilience à Nyagatare
43 ans, marié et 3 enfants

Intérêts : Il aime son travail, la musique (religieuse en particulier) et les films d'action

Anecdote : Il a failli perdre la vie dans un accident de voiture

Interview chapitre 7
Interview chapitre 7 (2)
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EDOUARD MAPENDAMO

Infirmier au centre de santé de Rukomo
32 ans, célibataire

Etudes : Il a étudié 5 ans à l'université de médecine et est licencié en santé publique

Intérêts : Il aime regarder le sport, lire les revues de médecine, écouter la musique française et anglaise

Interview chapitre 9
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PITA HAGENIMANA

Instituteur primaire à Rukomo
38 ans, marié et 2 enfants

Travail : Il enseigne l'anglais à une cinquantaine d'enfants

Intérêts : Il aime particulièrement son travail et revoir les amis qu'il s'est fait durant ses études

Interview chapitre 9
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ORESTE INCIMATATA

Abbé et Directeur de la Caritas Rwanda à Kigali

Intérêts : Son temps libre est réservé à la visite de personnes : il aime particulièrement écouter les personnes âgées qui parlent du passé et de l'histoire

Anecdote : Le moment qui a le plus marqué sa vie est la période du génocide, pendant laquelle il a assisté, impuissant, au massacre de nombreux innocents

Interview chapitre 10
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QUE PEUX-TU FAIRE ?

La vision et la lecture de ce web-documentaire te laisse penser que toi aussi… Tu aimerais pouvoir être acteur de changements comme Selemani ou Cyprien ? A ta manière, tu aimerais agir pour l'humain et te mobiliser pour la planète ? Tu trouveras ici quelques premières pistes d'action et de réflexion !



Tu peux consommer durable ...

Quelques efforts à fournir et hop : tous les jours, tu peux faire la différence ! Que tu achètes, que tu cuisines ou que tu manges, tu peux agir à ta manière ! N'oublie pas qu'inspirer les gens autour de toi à une consommation plus durable est aussi un geste en soi !

1. Mange sain !

Comment manger sain pour ta santé et pour la planète ? La recette miracle est de manger des aliments variés qui t'offrent nutriments et calories nécessaires ainsi que de manger des aliments locaux et de saison.

Sur l'étiquette de chaque aliment, tu trouveras sa provenance… Si c'est produit localement, c'est sain pour la planète. Oublie ce qui vient de l'autre côté du monde !

Ici, tu peux trouver un calendrier hyper bien fait qui reprend les produits de saison, en Belgique. C'est super, il y a des tonnes de choses à manger, en toute saison !

Et puis, inspires-toi des bonnes idées présentées par le CNCD-11.11.11, le Centre National de Coopération au Développement. Organise des actions avec ta classe et ton école, comme plein d'autres le font !

2. Cultive plus !

Et bien, oui ! Cultiver n'est pas seulement du ressort des agriculteurs venus de Belgique et d'ailleurs. Il est aussi possible de faire pousser des petites choses à la maison ou dans un jardin-potager collectif, si tu habites en ville.

Pour cultiver des fruits et légumes à la maison, tu découvriras plein de trucs et astuces ici. Pour trouver des jardins collectifs, il y a un tas d'initiatives intéressantes dont celle des « Potagers Urbains » qui a vu le jour il y a quelques années à Bruxelles.

3. Achète mieux !

Il existe plusieurs alternatives pour acheter mieux, de façon plus durable. Toi aussi, tu peux le faire !

Tout d'abord, évite d'acheter des aliments emballés ou conservés dans des contenants qui ne sont pas recyclables. Après, c'est la planète qui en paie le prix ! Achète donc tes tomates en vrac et n'oublies pas de prendre ton sac réutilisable avec toi pour éviter d'utiliser les sacs plastiques.

Ensuite, privilégie l'achat d'aliments issus du commerce équitable pour que les agriculteurs travaillent dans de bonnes conditions et soient rémunérés correctement. Fais le plein !

Enfin, il existe un grand nombre d'initiatives citoyennes qui favorisent les achats groupés auprès des producteurs locaux. Ces initiatives portent divers noms étranges comme GAC, GASAP, AMAP, etc. Tu veux en apprendre plus ? Suis le guide, c'est par ici !

4. Gaspille moins !

Dans un pays comme le nôtre, les citoyens gaspillent massivement, les supermarchés jettent tous les jours des tonnes de nourriture et les entreprises font des pertes énormes lors de la production et de la sélection des produits cultivés… Par an, un gaspillage de 30 à 50% de la nourriture est observé.

On souhaite ne manger que les belles tomates bien rondes et rouges. Où passent celles qui sont un peu moins alléchantes mais tout aussi savoureuses, à ton avis ? On souhaite avoir le choix entre 20 yaourts différents. Où passent ceux qui ne sont pas mangés avant la date de péremption, à ton avis ?

Alors, que peux-tu faire ? Pour commencer, fais une croix sur un frigo plein à craquer, tu vas finir par te retrouver avec des aliments périmés et à jeter. Ensuite, essaie de partager cette idée autour de toi, c'est également important.

5. Recycle bien !

Le recyclage est essentiel puisqu'il permet de donner une seconde vie à nombre de produits ou végétaux… Mets les sacs blancs, bleus et jaunes à l'honneur mais aussi le compostage de tes pelures de pommes et de tes feuilles de salades flétries. Si tu habites à Bruxelles, il existe même des composts collectifs comme ceux mis en place par « Worms A.S.B.L. », peut-être qu'il en existe aussi dans ta ville ?



Tu peux découvrir le monde des coopératives ...

Quelques efforts à fournir et hop : tous les jours, tu peux faire la différence ! Que tu achètes, que tu cuisines ou que tu manges, tu peux agir à ta manière ! N'oublie pas qu'inspirer les gens autour de toi à une consommation plus durable est aussi un geste en soi !

Depuis de très longues années, les coopératives éclosent en Belgique. Si tu en parles autour de toi, tu découvriras sûrement des coopératives actives dans ton village ou dans ton quartier. N'hésites pas à aller investiguer auprès de leurs membres, c'est comme cela que l'on en apprend le plus. Poses tes questions, inspires-toi de cette autre manière de faire, d'établir un commerce, d'offrir un service, etc.

Tu peux aussi prendre directement contact avec Caritas International à l'adresse sensib@caritasint.be et nous pourrons, ensemble, organiser la découverte d'une ou plusieurs coopératives et la rencontre avec ses membres, qu'ils soient producteurs de lait, qu'ils cultivent chicons et choux ou qu'ils produisent du vin du pays. On ne les compte plus, en Belgique !

Par ailleurs, si tu souhaites en apprendre plus, n'hésites pas à visiter le site de CERA, groupe financier coopératif dont Matthieu est le président, ou encore celui d'ICA, l'Alliance Coopérative Internationale. Enfin, si tu souhaites approfondir tes connaissances sur le monde coopératif agricole et commercial, rends-toi sur le site belge de l'association Ethiquable, entreprise coopérative spécialiste du commerce équitable.



Tu peux soutenir Caritas International ...

Tu souhaites soutenir Caritas International sans pour autant effectuer un don ? C'est possible et c'est très simple, tu peux le faire de trois façons distinctes !

1. Deviens volontaire !

Tu souhaites consacrer une partie de ton temps libre en te rendant utile ? Tu veux t'engager à nos côtés pour venir en aide aux plus démunis ? Pourquoi ne pas devenir volontaire bénévole pour Caritas International ? Tu peux trouver toutes les informations nécessaires ici !

2. Sensibilise ton entourage !

Cela peut peut-être te paraître minimaliste mais tu peux également soutenir Caritas International simplement en suivant sa page Facebook ou en commentant/partageant ses posts, il en va de même pour sa page Twitter, sa page YouTube, sa page LinkedIn et sa page Flick'r ... Cela ne te prend que quelques clics, n'attends plus et rejoins notre communauté en ligne !

3. Deviens acteur !

Dorénavant, partage ton repas avec Juliette, réfugiée à l'est du Congo, et tant d'autres. Utilise notre application en ligne pour combattre la faim via Facebook. Poste une photo surprenante sur le mur de tes amis et deviens acteur de changement, très facilement.

4. Partage-nous tes actions, tes suggestions et tes idées !

As-tu des idées d'actions à mener ? As-tu réalisé une activité avec ta classe ou ton école ? Veux-tu le partager ? Envoie-nous un email à sensib@caritasint.be et nous utiliserons ton texte et tes photos dans notre page « Actu » !

01. Pourquoi parler de sécurité alimentaire ?

Nous produisons quotidiennement assez de nourriture pour nourrir la population mondiale entière. Pourtant, des millions de personnes souffrent encore de la faim.

La faim dans le monde, avant d'être un problème de production, est avant tout un problème de justice socialePrincipe qui encourage l’égalité des droits, la solidarité et la distribution équitable des richesses en vue d’obtenir une société plus juste., de pauvreté et d'inéquitable accès aux ressources. Le marché globaliséMarché qui n’est plus local mais bien global, à l’échelle du monde ce qui encourage les importations et exportations au niveau international. pousse les pays du Sud à produire pour les pays industrialisés : du soya pour l'alimentation des animaux, des agro-carburants pour les voitures, des fleurs, du café, du thé, des bananes, etc. La paysannerie du Sud est de moins en moins diversifiée pour répondre à la demande des pays industrialisés. Les paysans produisent moins pour eux-mêmes en cherchant les cultures de rentesCulture de produits spécifiques (café, cacao, arachides, etc.) en vue de les exporter, de les vendre et de gagner de l’argent (d’être rentable, donc). et sont en proie à la volatilité croissante des prixEvolution rapide, imprévisible et variable du prix de certains produits, que ce soit à la hausse ou à la baisse. des denrées alimentaires sur le marché international qui résulte de la spéculation financièreProfiter du changement de valeur de certains produits (les aliments, par exemple) pour les acheter ou les vendre afin de tirer un maximum de bénéfices de l’opération..

De très nombreuses personnes sont confrontées à ce problème. Elles ne possèdent malheureusement pas de terres à cultiver et ont de très faibles revenus. Elles ne peuvent donc ni produire, ni acheter de quoi nourrir en suffisance leur ménage. La période la plus difficile est la saison sèche, lorsque les greniers et les stocks se vident et que les prix des aliments flambent. Leurs familles doivent faire face, tous les jours, à l'insécurité alimentaire.

Olivier De Schutter - Rapporteur Spécial aux Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation


« L'Afrique est dans une situation particulière. C'est la seule région du monde où le nombre de personnes ayant faim (...) est en train d'augmenter. »

La faim et la malnutrition, donc. Et peut-être as-tu aussi entendu parler de sécurité alimentaire et insécurité alimentaire ? Qu'est-ce que cela signifie ? Qui souffre de la faim ? Pour quelles raisons ?


Qu'est-ce que la faim, la malnutrition et l'insécurité alimentaire ?


La faim est une sensation inconfortable et douloureuse causée par le manque d'aliments. Les personnes qui en souffrent sont sous-alimentées du fait d'un apport calorique insuffisant.

La malnutrition concerne plus spécifiquement l'apport déséquilibré en nutriments, que ce soit une carence ou un excès. En réalité, la plupart des personnes dans les pays en développementPays en transition qui passent d’un état de sous-développement à un processus de développement. Les pays en développement ont des petits revenus et la majorité des habitants ont un faible niveau de vie ainsi qu’un accès limité aux biens et services. souffrent d'une carence en vitamines, en minéraux, mais aussi bien souvent en protéines, en lipides et/ou en glucides tandis que les personnes dans les pays développés se nourrissent parfois simplement mal.

Dans les faits, l'insécurité alimentaire pour les personnes est bien souvent la conséquence d'un accès limité à la nourriture. La vulnérabilité alimentaire peut aussi être aggravée par la volatilité du prix des denrées, par la distance du marché, par l'incertitude des récoltes ou l'insuffisance des ressources de production.

La faim et la malnutrition ne sont pas anodines, évidemment. Elles entraînent des maladies infectieuses, freinent la croissance et le développement des enfants et augmentent la mortalité dans le monde. Deux symptômes bien connus de l'insécurité alimentaire. C'est pour cette raison que Caritas International s'efforce de prévenir ce problème en amont et vise à travers ses projets la sécurité alimentaire du plus grand nombre.

Quelques faits :

  • 868 millions de personnes dans le monde sont touchées par une sous-alimentation chronique. Elles ne savent pas répondre à leurs besoins journaliers en calories (2000 Kcal). (source : FAO)
  • La faim n'est pas seulement présente dans les pays en développement. Dans les pays développés la faim frappe également : 16 millions de personnes en souffrent tous les jours. (source : FAO)
  • Environ 2 milliards de personnes dans le monde souffrent de déficits alimentaires.
  • Tous les jours, environ 16.000 enfants dans le monde meurent de maladies liées à la faim et à la malnutrition.
  • Dans les pays en développement, la moitié des mortalités infantilesNombre d’enfants qui meurent avant l’âge de douze mois par rapport au nombre total d’enfants de cet âge. sont causées par une sous-alimentation.

Qu'est-ce que la sécurité alimentaire ?


La sécurité alimentaire est atteinte lorsque chacun a accès physiquement et économiquement à une nourriture variée et nutritive, en quantité suffisante, et qui permette la satisfaction des besoins énergétiques nécessaires à une vie saine et active. Mener une existence sûre du point de vue alimentaire implique donc de disposer d'une offre alimentaire suffisante à l'échelle locale, des moyens de l'obtenir, que ce soit en la produisant ou en l'achetant, mais également de pouvoir compter sur les infrastructures, notamment en matière de transports, pour se la procurer.

Quatre conditions doivent être remplies afin de pouvoir parler de sécurité alimentaire : l'accessibilité, la qualité, la disponibilité et la stabilité.
Quelques faits :

  • En théorie, nous produisons chaque jour suffisamment de nourriture pour nourrir la planète, mais celle-ci n'est pas répartie de manière équitable et n'est pas accessible à tous.
  • Les citoyens du monde sont détenteurs de droits, dont celui de se nourrir. Les Etats ont des obligations, dont celui de respecter, de protéger et de mettre en œuvre des politiques pour favoriser et renforcer l'accès à une nourriture saine et adéquate en quantité suffisante pour chaque personne.
  • Des ONG comme Caritas International réalisent des projets dans les pays en développement pour améliorer la sécurité alimentaire.

Qui souffre de la faim et pour quelle raison ?


Avant tout, et de façon très paradoxale, la faim touche les paysannes et les paysans, ceux-là même qui produisent de la nourriture.

Pourquoi ? Il existe différentes raisons qui sont souvent très complexes, qui sont fort liées et qui se renforcent l'une l'autre :

  • Revenus insuffisants pour acheter de la nourriture saine.
  • Accès limité ou inexistant à des terres agricoles de qualité.
  • Catastrophes climatiques.
  • Urbanisation.
  • Manque d'eau (douce).
  • Conflits et violence.
  • Pression des multinationales qui veulent acheter ou saisir leurs terres.

Ensuite, ce sont les pauvres des villes qui ne parviennent pas à se nourrir de manière satisfaisante, que ce soit au Nord ou au Sud.

Pourquoi ? Ces personnes n'ont tout simplement pas assez d'argent pour pouvoir s'acheter de la nourriture en suffisance. La faim est intimement liée à la pauvreté. Donner les moyens aux victimes de la faim de produire une nourriture suffisante ou de s'assurer des revenus suffisants pour pouvoir en acheter, c'est donc les aider à sortir durablement de la pauvreté. Pour que la croissance économique se traduise par une amélioration de la nutrition des plus démunis, il faut que les pauvres soient parties prenantes au processus de croissance et qu'ils en bénéficient.


Quelques faits ?

  • 1,3 milliard d'hommes et de femmes, soit près de la moitié de la population activeEnsemble des personnes en âge et en capacité de travailler, qu’elles aient un travail ou qu’elles soient au chômage. mondiale, vivent de l'agriculture. Pourtant, la plupart des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvretéRevenu minimum en dessous duquel une personne est considérée comme vivant dans la pauvreté et ne dispose pas d’un niveau de vie suffisant pour son bien-être. et disposent de moins d'un hectare de terres ou sont tout simplement sans-terre.
  • C'est en Afrique que la faim est la plus importante. En Afrique, 1 personne sur 5 souffre de la faim, contre 1 personne sur 8 dans le monde.
  • Un des Objectifs du MillénaireHuit objectifs (réduction de l’extrême pauvreté, accès à l’éducation, etc.), adoptés en 2000 par 193 États membres de l’ONU, qui visent à améliorer le bien-être de l’homme. Ces huit objectifs doivent être atteints pour 2015. est de réduire l'extrême pauvreté et la faim de moitié, entre 1990 et 2015. Dans les pays en développement, 22% de la population vivent dans l'extrême pauvreté, contre 47% en 1990. Le nombre de personnes touchées a donc, bel et bien, diminué de moitié. Mais cela signifie qu'il y a toujours 1,2 milliard de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté. Ils doivent survivre avec moins de 1,25$ par jour. (source : 11.11.11)